Des sculptures indiennes d’une valeur de 5 millions de $ saisies à New York

New York, le 7 décembre 2012

![Subhash Kapoor](https://ak-articles.fra1.digitaloceanspaces.com/_/426/UvR97e40-lg.jpg)

Cinq sculptures indiennes volées ont été retrouvées dans le Port Newark, à New York, par des agents de l’Homeland Security Investigations (HSI).

Les autorités pensent que les objets retrouvés ont été dérobés d’un temple dans le Tamil Nadu (sud de l’Inde) par le contrebandier et antiquaire indien Subhash Kapoor. Parmi les cinq sculptures saisies, on retrouve une statue de la déesse Parvati, estimée à près de 2,5 millions de dollars. Bien qu’elle ait été répertoriée comme étant volée et figurait dans la base de données d’Interpol, la sculpture est passée entre les mains de six marchands d’œuvres d’art avant d’être retrouvée, grâce notamment à de faux documents. Les autorités n’ont pas encore déterminé si ces marchands connaissaient la vérité sur la provenance de la statue.

Les autorités américaines et indiennes, l’Homeland Security Investigations ainsi qu’Interpol ont travaillé en collaboration afin de mettre la main sur les sculptures. Subhash Kapoor, quant à lui, est en passe d’être jugé en Inde où il a été extradé depuis juillet dernier. Sous le joug d’un mandant d’arrêt international, il avait été arrêté en 2011 à l’aéroport de Francfort, en Allemagne. L’agent spécial James T. Haye Jr. en charge des affaires du HSI à New York confie que « Kapoor est un des plus prolifiques contrebandiers dans le monde aujourd’hui ». On pense en effet qu’il a dérobé plus de 100 millions de dollars d’artefacts en Inde.

C’est désormais au monde de l’art de se manifester afin que les œuvres volées par Kapoor soient retrouvées et retrouvent leur légitimité. Kapoor est en effet connu pour avoir vendu ou donné des objets à certains musées comme le Metropolitan Museum of Art, le Norton Simon Museum de Pasadena ou encore l’Arthur M. Sackler Gallery à Washington. D’ailleurs le Metropolitan Museum of Art avait en sa possession 81 artefacts fournis par le contrebandier, dont 5 étaient des contrefaçons. La récupération des biens culturels dépend entièrement de la communauté artistique.