Ventes au Wereldmuseum de Rotterdam

Rotterdam, le 19 août 2011

Dans la semaine, le Wereldmuseum de Rotterdam annonçait qu’une partie de ses collections allait être mise en vente afin de faire face aux coupes budgétaires qui ont eu lieu dans le pays et qui prendront place en 2013. Sur les 700 M€ octroyés par le gouvernement néerlandais à la culture, il n’en restera que 200 en 2013. Les musées doivent donc tenir compte de cette réduction budgétaire et commencer dès maintenant à s’autofinancer en partie.

Stanley Bremer, qui dirige le Wereldmuseum de Rotterdam voit les choses de cette manière. Ses propos, traduits par Artclair et rapportés par Reuters, sont clairs : « Si vous êtes au courant de la situation en Europe, vous pouvez voir qu’il y aura un problème d’ici cinq à six ans. Donc soit nous attendons, soit nous pouvons prévoir. Notre projet est de lever des fonds pour être aussi autonomes que possible ».

Le Wereldmuseum de Rotterdam prévoit donc de se séparer d’une partie de ses collections ethnographiques d’art africain et américain, en garder les pièces maîtresses et se consacrer à l’art asiatique. Cette annonce fait scandale. La dispersion du patrimoine de l’institution pourrait se retrouver en mains étrangères et disparaître définitivement à l’étranger.

De plus, il est difficile de savoir comment le marché va accueillir les œuvres mises en vente. Selon Stanley Bremer, seules les pièces maîtresses seront gardées. Qu’en est-il des pièces mises en vente ? Seront-elles assurées d’un prix de réserve ou données au plus offrant ? Pourront-elles être exportées ? Ces questions alimentent la polémique aux Pays-Bas.