Tombouctou, le 18 juin 2012
La ville de Tombouctou, ancienne capitale intellectuelle et spirituelle de l’Ouest africain, est aux mains de différents groupes rebelles depuis le mois d’avril. Les profanations de mausolées et de mosquées se multiplient dans toute la région.
De plus, des informations font part de scènes de pillages à l’Institut des hautes études de recherches islamiques Ahmed-Baba (Iheri AB) qui possède un certain nombre de documents, terres cuites et manuscrits qui vont du XIIe au XVe siècle. Par ailleurs certains de ces trésors n’ayant pas encore été étudiés, le risque d’un marché parallèle s’accentue alimenté par l’afflux de pièces.
En outre la région nord du Mali, qui renferme trois sites inscrits au patrimoine mondial de l’humanité : la ville de Djenné, le tombeau des Askia et les falaises de Bandiagara, est au centre des inquiétudes émises par l’UNESCO. (Propos recueillis dans Le Journal des Arts.)