Sydney, le 1er juillet 2011
La maison de ventes aux enchères Bonhams tenait le 28 juin dernier une session consacrée à l’art aborigène à Sydney. Les résultats de la vente n’ont pas atteint l’objectif fixé à l’image des deux pièces les plus chères qui ne se sont pas vendues. La peinture de Rover Thomas, Juntarkal Rainbow Serpent, attendue aux alentours de 180.000 dollars australiens n’a pas dépassé le cap des 100.000 $A. Même constat pour Nigura Napurrula, son Untitled estimé entre 150.000 et 200.000 $A n’a pas atteint son prix de réserve qui était fixé à 135.000 $A.
Les dirigeants de la maison de vente et plus généralement les acteurs du marché de l’art australien expliquent ce phénomène par l’impact qu’a eue la crise grecque sur l’ensemble de l’économie mondiale.
Tim Klingender, qui travaille au département art aborigène de Bonhams Sydney déclarait auprès du Wall Street Journal : « Les gens sont encore un petit peu nerveux avec le fait de faire un achat significatif dans l’art ».
Sur les 145 lots présentés, seulement 68 ont été vendus. La vente aurait du rapporter environ 1,8 M$A si tous les lots avaient trouvé preneur. Le chiffre final est de 744.168 M$A et les lots achetés ont rarement dépassé les estimations du catalogue.
Le meilleur résultat de la vente est à attribuer à Mr. Thomas, avec Booralbun qui a péniblement atteint 68.000 $A contre une estimation de 100.000 à 120.000 $A. Mais cette vente ne s’est pas faite à perte, puisque le collectionneur l’avait achetée il y a plus de dix ans chez Sotheby’s pour 46.000 $A.
Les Margulis, un collectionneur déclarait que les prix ne peuvent pas aller plus bas.