Sydney, le 31 mai 2011
L’entrée des œuvres d’art aborigènes sur le marché de l’art est très récente.
Le 7 juillet 2008, Artcurial organisait sa première vente aux enchères portant sur ce domaine. L’engouement des collectionneurs s’est tout de suite ressenti, en grande partie dû au fait que le musée du Quai Branly venait d’ouvrir ses portes et que le marché des arts premiers était alors très dynamique.
L’intérêt français est vite retombé, mais dans le monde, le marché de l’art aborigène s’est développé. Il constituait jusqu’à récemment une part importante du marché de l’art australien, mais celui-ci se tournant vers l’extérieur, afin d’avoir une position plus importante sur le marché de l’art, porte son attention sur ce qui se vend le mieux à l’international, tel que l’art contemporain international. Les collectionneurs suivent cette tendance et de ce fait les marchés locaux, comme l’art aborigène, chutent.
En 2007, année durant laquelle la cote de cet art s’est envolée, l’artiste Clifford Possum Tjapaltjarri vendait une de ses œuvres pour 2,4 M AUS$. Mais en 2010, même si Tajan et Gaïa s’étaient énormément investis dans cet art, le bilan général constatait déjà une baisse. Le premier quart de l’année 2011 note à ce jour, la possibilité d’une chute de nature radicale, dans les mois à venir.