Paris, le 28 juin 2011
Avec plus de 160 pièces — dont la plupart n’ont pas quitté leur pays d’origine —, l’exposition de Musée du Quai Branly offre l’occasion de découvrir les Mayas du Guatemala, une des grandes civilisations qui a façonné l’histoire de l’Amérique précolombienne. L’événement durera jusqu’au 2 octobre 2011. Désirant promouvoir la protection du patrimoine du Guatemala, l’exposition met en lumière les découvertes archéologiques significatives de plusieurs sites récemment fouillés. L’exposition explorera de manières assez larges la civilisation Maya : son développement, son organisation sociale, ses formes architecturales et ses styles artistiques — céramiques peintes, stèles, pierres finement sculptées, éléments funéraires, vestiges architecturaux, et ornement.
« Mayas, de l’aube au crépuscule » propose également un portrait de l’état actuel de cette civilisation à travers des photographies et une présentation multimédia. La civilisation maya est apparue à la fin du 3e millénaire av. J.-C. et a connu deux périodes de pics culturels: entre le IIIe siècle av. J.-C. et la naissance du Christ, et un second entre le VIe et le IXe siècle. On note un important déclin démographique environ 150 ans apr. J.-C. et un autre 900 ans apr. J.-C., laissant derrière lui les ruines de nombreuses villes antiques qui regorgeaient de palais et de temples-pyramides. À l’arrivée des Espagnols au début du XVIe siècle, les Mayas résidaient principalement le long des côtes du Yucatan et dans les hautes terres du Guatemala. La culture maya a également développé un système unique d’écriture que l’on retrouve uniquement dans cette région du monde, bien avant l’arrivée des Européens. Elle est également reconnue comme l’une des cinq «civilisations fondatrices » du monde.
L’exposition propose un parcours chronologique divisé en quatre sections. Les trois premières sections correspondent à trois périodes principales, définies par des experts de la culture Maya : préclassique, classique et postclassique. En effet, au cours de son développement, la culture guatémaltèque Maya aurait subi un déplacement géographique pendant ces trois périodes : de la côte du Pacifique et des Highlands (période préclassique) vers les plaines du sud (période classique), puis vers les plaines du nord (périodes Postclassique). Cependant, des découvertes récentes montrent que la région des basses terres a également été dynamique au cours de la période préclassique, et les plus grandes concentrations de l’architecture maya se trouvent dans les basses terres, en particulier dans le bassin du Mirador et dans des sites comme Cival et San Bartolo. Enfin, la dernière section dresse le portrait de la culture maya contemporaine.