Le marché de l’art chinois pose problème

Pékin, le 23 juillet 2012

Un article de Katie Hunt, publié sur le site Internet du Art Newspaper, met en garde sur les limites du marché de l’art chinois.

La force du marché de l’art chinois, la première économie du monde pour l’art et les antiquités, a donné naissance à un boom parallèle dans les fonds d’art et autre art-investissements à l’origine de plus de 900 millions de dollars.

D’autres sommes qui se comptent aussi en millions sont engendrées par les produits financiers liés à l’art, proposés notamment par des fiducies, ce qui permet aux personnes d’acheter et vendre des actions dans les œuvres individuelles. Cette technique a été adoptée par les acheteurs chinois désireux d’élargir leurs portefeuilles à un moment où les placements traditionnels sont peu performants et sont de plus en plus soumis à des restrictions gouvernementales.

Les experts avertissent que beaucoup de ces pratiques sont peu réglementées, qu’elles manquent d’un cadre juridique et que leurs dirigeants n’ont aucune expérience du marché. Ce jeu financier pose aujourd’hui problème alors que la Banque Mondiale annonce la plus faible croissance en douze ans, ce qui influera sur le marché de l’art.

« L’investissement dans l’art est nouveau en Chine, et il est important de mettre en place des règles au fur et à mesure », explique Bobby Mohseni, directeur et conseiller artistique de MFA Asia, dans The Art Newspaper. « Il manque beaucoup de choses en termes de clarté et de conformité, il est difficile de juger si le niveau de professionnalisme est là ».

L’explosion de ces fonds d’investissement dans l’art a suscité des préoccupations. Leur pourcentage est beaucoup plus élevé qu’aux États-Unis ou qu’en Europe. La plupart de ces fonds fonctionnent avec des échéances courtes de deux ans, les investisseurs pourraient alors bientôt retirer leurs fonds.