Chute de l’art aborigène

Sydney, le 29 avril 2011

Le marché de l’art australien qui commence à investir en Chine voit également l’intérêt de ses acheteurs se détourner de l’art national pour s’orienter vers l’art chinois.

Alors que l’art contemporain chinois devient de plus en plus prisé sur le continent, l’art aborigène chute. La plupart des grands collectionneurs australiens s’y étaient pourtant toujours beaucoup intéressés.

Les pièces d’art aborigène représentent un morceau de passé car malgré les évolutions artistiques, chaque objet est le fruit d’une tradition millénaire au même titre que l’art primitif. Cette particularité a sans doute longtemps été la raison de son succès.

L’année dernière déjà, le marché avait fait le bilan et constaté une baisse. En 2007, le marché de l’art aborigène représentait environ 24 M$ annuels, en 2008 : 12 M$, en 2009 : 11 M$ et en 2010 : 6 M$. Les résultats du premier quart de l’année 2011 suggèrent la possibilité d’une chute radicale dans les mois à venir qui s’explique par le fait que les australiens se tournent davantage vers les nouveaux marchés plutôt que leurs marchés locaux.